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quelques dates

Sa création remonte au 8 août de l’an 1502. Sur cette commune existaient 3 foires, un décret du 15 mars 1807 fixe pour Grammont, au 22 février la Foire aux chevaux, au 6 juin la Foire aux outils et au 15 octobre la Foire aux semences.

En 1841, Grammont comptait 422 habitants. À la fin du 19e siècle. Chalon-sur-Saône et Grammont étaient les deux plus grandes foires à chevaux de l’Est, avec une concentration sur la seconde qui allait jusqu’à 800 chevaux selon l’année. Les Armées belge et italienne y vinrent parfois chercher des chevaux pour leur artillerie.

À Grammont, au début du siècle, les foires aux outils et aux semences qui correspondaient aux époques de travaux intenses (fenaisons et labours) disparurent. La Foire aux chevaux en période creuse conserva toute sa raison d’être en fin d’hiver,

 

AUJOURD’HUI

C’est la plus ancienne foire de Haute-Saône après celle de la Sainte-Catherine.

Aujourd’hui, c’est toujours une foire agricole, une foire de tradition où le monde rural et les citadins se côtoyent dans un esprit très convivial.

150 exposants répartis sur 1.6 km

1200 choucroutes sont servies à midi sans réservation 

Entre 6 à 10 000 visiteurs tous les ans ...et ceci n'est qu'une estimation puisque l’entrée est gratuite...

C’est 85 bénévoles pour un petit village qui ne compte que 72 habitants

 

SON ÉVOLUTION

La Foire a été relancée après la deuxième guerre mondiale en 1955 par l'artisan local et a eu  lieu chaque 22 février pendant 20 ans. A son départ en 1976, la population de Grammont lui donna un nouveau souffle pour en faire un lieu privilégié de rencontre pour le monde rural avec des présentations très importantes de matériel agricole complétées par la venue de commerçants d’articles divers lui donnant l’aspect d’un marché traditionnel.

Cette dernière décennie, son caractère agricole s’est confirmé par une diversité plus étendue de stands ayant un rapport plus intime avec son origine agricole.

La nouvelle formule de circuit en boucle inauguré en 2007 permet une meilleure fréquentation ainsi qu’un passage assuré devant tous les exposants au grand bonheur de tous.

Les visiteurs accèdent à la foire depuis Melecey et repartent par Georfans ce qui engendre une facilité de stationnement des véhicules aux abords de la zone de déballage.

 

SON BUT

La Foire est organisée sous l’égide de l’Association du « Comité de la foire de Grammont », loi 1901, ayant pour but de favoriser le regroupement des habitants et amis du village de Grammont et d’aider l’activité de la commune, principalement dans ses réalisations sociales et culturelles. 

 

Quelques exemples de travaux financés partiellement par la Foire.

 

Aménagement de la place de la Mairie,

Mur de soutènement de l’abribus,

Abribus scolaire,

Lame de déneigement,

Électrification des cloches de l’église,

Réfection du mur et des allées du cimetière,

Restauration du clocher,

Restauration d'une fontaine du village,

Aménagement de l’ancienne école en salle communale,

Illuminations de Noël,

Rénovation extérieure de la mairie et de la salle

Aide financière pour la réfection de la toiture de l'église 

 

Nous organisons également un voyage d'agrément tous les 2 ans pour remercier en particulier les bénévoles extérieures au village

 

 

 

 


 

L’ancienne terre de Grammont était un fief du Comté de Bourgogne et un arrière fief des Seigneurs de Granges. ; elle faisait partie de l’apanage d’Hugues de Bourgogne. Cette illustre maison était une des premières de la province par ses alliances et son origine. Déjà importante au commencement du 14ème siècle, elle a donné son nom à une branche de la maison des barons de Granges, la maison de Grammont-Granges. Le premier qui prit le nom de Grammont est Hugues de Granges, chevalier, Sire de Grammont, en 1134 : ses descendants se divisèrent en plusieurs branches dites de Grammont - Fallon,  Châtillon, Conflandey, Melisey, Nommay, Vellechevreux, Vezet. La terre de Grammont revint en entier à la branche de Melisey en 1551. Par lettres patentes du 10 mars 1657, la terre de Grammont fut érigée en Comté, en faveur de Claude-François de Grammont, Chevalier d’honneur au Parlement de Dole. Le marquis Michel-Dorothée de Grammont fut lieutenant général des armées du Roi, Chevalier d’honneur au Parlement de Besançon, académicien fondateur de l’Académie des Sciences Belles lettres et Arts de Besançon ; son deuxième fils, Pierre de Grammont (1707-1795) a initié et financé dès 1768 l’hôpital de Villersexel.

 

La Famille de Grammont a donné aussi 3 Archevêques au siège métropolitain de Besançon dont Antoine Pierre 1er (1615-1698) fondateur de l’Hôpital St Jacques à Besançon et de l’Hôtel de Grammont, siège actuel du Conseil Régional dr Franche-Comté (Besançon).

 

Les armoiries de cette antique famille sont particulièrement originales : elles se composent de « trois bustes de carnation couronnés d’or en champ d’azur »  les trois bustes rappellent les rois mages dont les restes furent apportés de Terre Sainte durant les croisades et déposés d’abord à Grammont dans une chapelle souterraine du château puis à l’abbaye de Lieu-Croissant (encore appelée abbaye « des Trois Rois autrefois sise entre Accolans et l’Isle-sur-le-Doubs), dont Guy de Granges fut l’un des co-fondateurs en 1134 ; ces reliques furent ensuite transférées à Cologne, en Allemagne, par un seigneur de Grammont. Le cri des seigneurs de Grammont était : «Lo soy que soy », leur devise : « Dieu aide au gardien des rois » et l’adage : « Beauté de Grammont ».

 

Sur la Motte de Grammont, (altitude 530m) s’élevait un château fort construit vers l’an 900, sur une période de 20 ans environ, par les manants et les serfs de Grammont, Bournois, Accolans, Fallon et Melecey ; avec ses dépendances, il occupait une surface de plus de trente hectares comprenant tout le sommet de la motte. Le château fut assiégé, pris, brûlé et démoli en partie par les Suisses et les Ferettois, après la bataille d’Héricourt, en 1474, mais subsista encore pendant 2 siècles. Après la prise de Besançon en 1674, Louis XIV ordonna le démantèlement complet de presque tous les châteaux forts de province, dont celui de Grammont.

 

L’église de Grammont, dédiée à Saint Martin, a été entièrement reconstruite en 1865, sauf le clocher. L’ancienne église datait du 12ème siècle. Il s’agit d’un petit édifice possédant un clocher carré à toit bulbeux du 18ème siècle avec une petite porte à plein cintre surmontée d’une niche. Porche voûté du 15ème ou 16ème siècle, voûtes d’ogives sur culots sculptés (un ange porteur d’écusson) ; 2 cloches datées 1828 et 1899. Portail ogival flamboyant à une archivolte et claire-voie en bois tourné et panneaux losangiques 17ème ; nef unique de trois travées de style néo-gothique. A l’extérieur de l’église, crucifix de pierre 18ème.

 

Dans le village, on peut remarquer de nombreuses maisons des XVème et XVIème siècles ; place de la mairie, une maison du XVIème siècle à tourelle octogonale (ancienne maison de Prévost ou de Tabellion) ; en haut du village, un château XVIIIème, remanié au XIXème et XXème siècle (la partie la plus ancienne servait de pressoir  aux moines de l’abbaye des Trois Rois).

           

Personnalités nées ou ayant vécu à Grammont : Guillaume-Xavier Labbé de Pompierre, (1751-1831), député du parti libéral sous la Restauration ; Charles-Louis Saligo (XIXème siècle), peintre, élève d’Antoine Gros (1771-1835) ; Camille Rampont (1869-1939), général de division, libérateur de Bischwiller (Alsace) en novembre 1918.

 

Antoine-Pierre 1er de GRAMMONT-GRANGES (1615-1698)

93ème  archevêque

Abbé de l'abbaye de Bithaine, conseiller-clerc au parlement de Dole, chanoine de l’église métropolitaine et archevêque de Besançon, est issu de cette illustre maison.

Il fut nommé en 1662 par le pape Alexandre VII.Les 35 années d’épiscopat d’Antoine 1er de Grammont furent tellement marquées par des événements de toute sorte et produisirent un apostolat si fécond qu’un gros volume suffirait à peine à en faire mention.

Lors de la conquête de la Franche-Comté par Louis XIV en 1668, il concourut à la défense de Besançon, ne voulut pas exempter les ecclésiastiques du service militaire et alla lui-même sur les remparts encourager la résistance. Lors de la deuxième conquête en 1674. Il fit son devoir, mais avec moins d’éclat, prévoyant que le sort de la province était irrémédiablement fixé.

Parmi les entreprises qui lui tenaient à cœur, il réalisa avec succès : la rénovation de son clergé, le rappel des diocésains à la foi religieuse et à la pratique des vertus chrétiennes, la fructification des œuvres de charité sociale, la défense de l’église catholique face au développement du protestantisme notamment bien présent dans le Comté de Montbéliard et face au développement du jansénisme et du gallicanisme.Il rétablit les écoles de théologie, donna des éditions plus correctes du Missel et du Bréviaire, fit imprimer un Rituel, un Catéchisme, fonda un séminaire, contribua pour une forte somme à la reconstruction de l’Hôpital Saint-Jacques et c’est lui qui, sur sa requête auprès de Louis XIV, obtint le transfert de l’Université de Dole à Besançon, dans le couvent des Carmes, en 1691 ; Antoine-Pierre 1er de Grammont mourut le 1er mai 1698.

 

 

François-Joseph de GRAMMONT (1698-1717)

94ème archevêque

Neveu d’Antoine-Pierre 1er, et son coadjuteur sous le titre d’évêque de Philadelphie, lui succéda sur le siège de Besançon. Il reconstruisit le palais archiépiscopal, donna les nouvelles éditions du Bréviaire, du Rituel et du Catéchisme diocésain. Il publia un recueil de Statuts synodaux. Il contribua activement au rétablissement du culte catholique dans le Comté de montbéliard. Il  mourut en le 21 août 1717 après avoir légué sa fortune au séminaire du diocèse.

 

 

Antoine-Pierre II de GRAMMONT (1735-1754)

98ème  archevêque

Neveu de François-Joseph de Grammont, il  acheva ses études à Paris au collège Louis-le-Grand et fut, à 17 ans, aide-de-camp de son oncle le marquis de Grammont qui commandait alors sur le Rhin.Il abandonna la carrière des armes, fut pourvu par son oncle d’un canonicat à Besançon et, en 1735, fut nommé par Louis XV archevêque de cette ville dans laquelle il mourut en 1754. Durant son épiscopat, il s’attacha à continuer l‘œuvre de son oncle ; il révisa les règlements du séminaire ; il acheva complètement le palais archiépiscopal et posa la première pierre de la nouvelle église Sainte-Madeleine à Besançon bâtie certes au XIème siècle, mais ensuite minée par le temps et abandonnée complètement en 1736. C’est sous l’épiscopat d’Antoine –Pierre II de Grammont que fut érigé en 1742 l’évêché de Saint-Claude. Antoine-Pierre Ii de Grammont était aussi directeur de l’Académie de Besançon.

Guillaume Xavier Labbé de Pompierre, député libéral sous la Restauration, est né à Grammont le 03 mai1751. Entré dans l’artillerie il devint capitaine et chevalier de Saint-Louis après vingt ans de services. A la révolution, il adhère aux idées nouvelles mais il est déçu par les Jacobins. Dénoncé sous la terreur, il est incarcéré pendant dix-huit mois et, à sa libération, il devient Président du district de Saint-Quentin (Aisne). Sous l’Empire, il est Conseiller de Préfecture à Laon (Aisne) puis est élu en 1813 député au corps législatif. En 1814, il signe l’acte de déchéance de Napoléon et milite pour la restauration des biens non vendus et pour la franchise du port de Marseille. Nommé à la chambre des représentants par le département de l’Aisne, il est élu député de ce département en 1819, puis en 1823, dans l’arrondissement de Saint-Quentin en remplacement du général Foy. Doyen d’âge, il est désigné comme Président le 4 août 1830 après les journées de juillet. Il laisse le souvenir d’un député réputé pour le dépôt des nombreux amendements qu’il déposa au cours de sa carrière dans l’opposition. Il meurt à Paris le 14 mai 1831.

 

Charles Louis Saligo, artiste peintre, est né à Grammont en l’an 1804. Il fut l’élève de Antoine-Jean Gros,(1771-1835) peintre français rattaché au courant du néoclassicisme et du préromantisme et du peintre belge Van Huffel (1769-1844).

Il travailla à Paris et exposa au Salon entre 1827 et 1842. Il a peint essentiellement des portraits et des sujets académiques. Le musée d’Amsterdam conserve son portrait par lui-même.

 

Camille Eugène Marie Rampont est né à Strasbourg le 4 décembre 1869. Il est admis le 24 octobre 1889 à l’Ecole Spéciale militaire de Saint-Cyr d’où il sort sous-lieutenant au 12ème régiment de Dragons deux ans plus tard. Capitaine en 1909, il est promu chef d’escadrons et instructeur à l’Ecole d’application de la cavalerie de Saumur le 25 septembre 1909 puis Directeur de cette école en octobre 1911. Promu Lieutenant colonel le 23 juin 1914 puis promu colonel le 24 juin 1916 il est affecté en Russie à la Mission militaire française au grand quartier général russe. Revenu en France en avril 1918, il est élevé au grade de Général de brigade le 26 juin 1918 et devient Commandant par intérim de la 17ème DI le 10 novembre 1918. Quelques jours plus tard, les 22 et 23 novembre, il libère en Alsace les villes de Brumath, Niederschaeffolsheim et Bischwiller. Malgré une sollicitation du Maréchal Lyautey souhaitant le nommer Chef d’Etat-Major, le général Rampont préféra se rapprocher de Grammont pour s’occuper de sa famille dans sa propriété apportée en seconde noce (20 mars 1908) avec Jeanne Perruche de Velna, fille de Paul Perruche de Velna Conseiller à la Cour de Besançon. Ainsi, il prit le commandement de la subdivision de Langres le 17 juin 1919. Promu au grade de général de Division le 20 décembre 1923, il fut affecté à l’armée du Rhin. Le 8 novembre 1927, il est Commandant de la 5ème Région du Corps d’armée à Orléans et part en retraite dans sa propriété de Grammont le 4 décembre 1931. Il meurt en sa maison le 5 septembre 1939. Le général Rampont était grand Officier de la Légion d’Honneur et titulaire de nombreuses hautes décorations étrangères (Russie, Benin, Japon). Durant son existence, Il écrivit de nombreux rapports, des études et des ouvrages militaires ou à caractère militaire. Comme à Bischwiller, une rue de Grammont porte son nom.

 

On peut aussi se souvenir que le 4 octobre 1929, le Général Rampont marie à Grammont l’une de ses filles, Mariée, au Capitaine Louis-Jean Fromenty dont le supérieur hiérarchique présent à la cérémonie était le Commandant Charles de Gaulle lequel fit plus tard un don pour la réparation de la toiture de l’église du village…

 

 

 Un village qui a une longue histoire

Portrait de Femme réalisé en 1859 par Charles Louis Saligo

Holly Lady réalisé par Charles Louis Saligo 1856

le Général Rampont